LE BLOG D'FMC...
18/02/2012
Le JDD aime LIVE VEGAS LIVE
JS Grond nous gratifie d'un bel article dans le JDD, à lire en cliquant sur ce lien :

25 juin 2011
Fabsoul, ElkY, Elie et Antonin champions du Monde !!!

Une année sans précédents pour les amis et clients VEGAS LIVE. Elky remporte le $10.000 Stud tandis que Fabrice Soulier s'empare du bracelet dans le très relevé $10.000 HORSE. De leur côté, Elie PAYAN et Antonin TEISSEIRE décrochent aussi le bracelet !!!
Congratulations !!!
" LA FISCALITE DU JOUEUR DE POKER "
Blog : http://avocats.fr/space/olivier.rouviere
" L'important au poker ce ne sont pas les cartes, c'est ce que vous en faites ". Voici un précepte révélateur du jeu de poker et qui est donc bien trouvé par le site en question.
D'un point de vue fiscal, à partir de quel moment le fruit d'un hobby peut être considéré comme suffisamment régulier et important pour constituer un revenu ?
Celui qui s'amuse de temps en temps à jouer de l'argent au poker, en ligne ou en casino, voire entre amis, (soit une activité de loisir, de manière occasionnelle et en amateur) ne se verra pas imposer s'il gagne de l'argent.
Celui qui y passe plus de temps, mais sans chercher à se faire connaître (ou reconnaître par ses pairs), pourra se voir "reprocher" d'exercer une activité lucrative, mais néanmoins de manière non professionnelle à mon sens, ce qui le rendrait non imposable.
En revanche, celui qui exerce cette activité de manière constante, habituelle et organisée, en utlisant des moyens spécifiques pour se faire connaître, exerce aussi une activité professionnelle, relevant de la catégorie soit des BNC soit des BIC, éligible au bénéfice de l'imposition, et également de la déduction des déficits.
En général, la notion de revenu imposable implique la réunion de ces 3 conditions :
- la création et la poursuite d'une activité indépendante dans un domaine bien défini ;
- la volonté réelle et effective d'en tirer un profit ;
- que le gain soit susceptible de se renouveler.
A priori, le joueur de poker "professionnel" (entre guillemets car il n'existe pas de fichier particulier ou de déclaration administrative, je pourrai très bien me déclarer joueur professionnel demain -sauf que je ne duperai personne une fois autour de la table-) exerce une activité indépendante dans un domaine bien défini, avec la volonté de gagner et donc d'en tirer profit, et son gain éventuel est susceptible de se renouveler à chaque partie (du moins l'espère-t-il).
Son revenu, qui peut être colossal, serait donc imposable. Mais son déficit, qui peut être abyssal, serait donc déductible.
Prenons alors l'exemple de celui qui exerce une activité professionnelle, hors poker, comme une profession libérale ou un industriel ; il en tire un revenu très confortable et est donc imposé en conséquence ; comme il n'a besoin que peu de sommeil, il passe autant de temps au poker qu'au travail ; le jeudi, sur un tournoi, son gain sera de 100 000 € ; le vendredi, sur internet, il perd 150 000 €, et ainsi de suite 360 jours par an, pour terminer l'année par un déficit de 50 000 € ; peut-il déduire ?
Car au poker, il est plus facile de perdre que de gagner, et donc d'organiser un déficit...
En tout état de cause, et pour le joueur qui gagne plus qu'il ne perd, en jouant de manière constante, régulière et organisée, on peut dire qu'il exerce une activité lucrative professionnelle, et surtout lorsqu'il participe à
ame à petite mise, généralement sur internet et avec un pseudo, même s'il restera beaucoup plus difficile à localiser.
Et pour ceux qui affirment que le poker est un jeu de hasard, je reste dubitatif.
Je comprends l'intérêt d'une telle affirmation puisque, s'agissant des gains procurés par les jeux de hasard, dès l'instant que l'activité déployée par le joueur reste sans incidence sur le sort, ils ne sont pas imposables. Reste à savoir si l'activité déployée par le joueur de poker est sans incidence sur le sort...
Certes, il n'a aucune influence sur les deux cartes qu'il reçoit (en texas hold em) ni sur les cartes du flop, mais qui ne se souvient pas (et s'en souviendra encore longtemps) d'avoir couché sa main sur un bluff adverse, alors qu'il avait 100% de chance de gagner ladite main, parce que justement le joueur adverse a su faire preuve de persuasion, par un jeu agressif ou une attitude particulière ?
Ou encore de n'avoir pas couché sa main parce que le joueur adverse a su faire preuve de dissimulation, par une attitude défensive par exemple, alors même que ce dernier ne pouvait pas perdre ?
L'important n'est pas les cartes, mais ce que vous en faites, n'est-il pas ?
Bref, le débat reste ouvert entre ceux qui estiment qu'il s'agit d'un pur jeu de hasard et ceux qui estiment que le hasard fait partie du jeu, mais pas seulement.
Bonne partie.
par Olivier Rouvière, associé de la SARL FMC Events & Com, Avocat,D.E.S.S. Juriste d'Affaires et ancien membre du Conseil de l'Ordre.

